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11 juillet 2019 4 11 /07 /juillet /2019 16:08

Marche du 3 juillet 2019 : BELLIGNIES-GUSSIGNIES

 10H :  L’équipe des marcheurs est presque au complet au rendez-vous  à Gussignies.  Marc n’est pas arrivé. En l’attendant, nous faisons une mise au point sur le parcours précédent qui offrait deux possibilités. Pendant trente minutes, chacun émet son point de vue en écoutant les remarques de Bernard. Finalement, nous optons pour le chemin qui a la préférence de Bernard et Jean-Marc.

Marc  arrive. Nous pouvons partir pour Bellignies.

À l’arrivée  devant  l’église,  Jean-Marc explore le cimetière derrière cette dernière. La visite du cimetière étant faite, nous pouvons nous mettre en route munis des plans. En chemin, Bernard attire notre attention sur les symboles figurant sur nos cartes. Le début de la marche se passe gaiement. Jean-Marc  salue les chevaux, calme un chien, bêle avec les moutons. Guy s’extasie  devant quelques escargots qu’il prend en photo.

À mi-chemin, au   croisement de la départementale 24, au lieu-dit  Cautipont, Jean- Marc remarque un sentier non exploité. Après s'être renseignés auprès d’un habitant de ce carrefour, nous décidons d’essayer ce sentier. Il est ombragé, bucolique mais présente quelques difficultés . Il  nous réserve quelques surprises. Il faut escalader 160 marches au milieu du bois d’Encade. Chacun les gravit à son rythme. En haut de ce sentier, mon cœur bat la chamade tandis que nous percevons  le bruit des extracteurs de marbre. Après la montée, nous marchons  un peu avant une descente agréable le long d’un cours d’eau qui nous permet de découvrir une grande variété de fleurs sauvages et aussi un orvet. Jean-Marc tenté par ce cours d’eau, s’en approche et trébuche. François lui tend la main pour l’aider à remonter sur la berge.

La marche à travers ce bois se poursuit lentement car  le sol est tantôt  caillouteux , tantôt   raboté par un bulldozer et aussi bordé d’orties et de ronces. Nous commençons à regretter ce choix car   la sortie de ce sentier aboutit à un champ de blé. Jean-Marc nous réconforte avec quelques chants tandis que Richard et Guy partent  en éclaireurs.  Heureusement, le GPS du portable de Guy  nous donne la direction à prendre. Nous coupons  le champ de blé en suivant les traces laissées par un tracteur  et Marc qui s’est fait mal au genou dans une ornière est aidé par François et Bernard pour suivre le groupe.

La traversée terminée, nous retrouvons un passage qui nous rapproche du restaurant  où  nous avons hâte d’arriver pour nous reposer et nous restaurer après cette randonnée où nous nous sommes quelque peu égarés.

Cette marche pleine d’imprévus nous a  permis de voir de beaux paysages mais devra être revue  pour le topo guide en repartant du restaurant le Baron.

 

Nous espérons que le prochain parcours : Gussignies-Roisin  prévu cet été  nous permette de nous retrouver enthousiastes à découvrir de nouveaux lieux et paysages sous un beau soleil.                                               

 Bernadette

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20 juin 2019 4 20 /06 /juin /2019 13:33

MARCHE  DU 13 juin : HON HERGIES……BELLIGNIES……GUSSIGNIES ?

Il est 9h30, nous sommes 5 au rendez-vous pour  la marche programmée (Guy, Bernard , Didier, François et moi. Il pleut. LA PREUVE 

Les autres membres de l’équipe de marcheurs vont-ils venir ? 9H 35 , une voiture approche avec  Francine et Rose-Marie.  Brigitte avait annoncé sa venue ,  elle tarde. Que faire ? Peut-être téléphonera - t’elle mais le réseau dans ce village n’est pas bon. Nous échangeons sur le parcours à effectuer.   10 kms  sous la pluie ne tentent pas les marcheuses. Les hommes se  plient à l’avis des femmes.. La raison l’emporte : nous ferons le trajet : Hon-Hergies via Bellignies et ferons l’autre  partie jusqu’à Gussignies une autre fois. Voilà finalement Brigitte. Le groupe est au complet. Nous organisons le covoiturage. 2 voitures partent à Hon Hergies , une à Bellignies, et 2 restent à Gussignies. Nous partons.

Nous sommes à Hon-Hergies.  Avant le départ, nous écoutons les indications que Bernard a méditées pendant la nuit. Il remet aux hommes  les cartes avec l’itinéraire et les femmes reçoivent le parcours  à vérifier. II faut se mettre en route : Dos ou face à l’église ? Ce sera dos… .Bien équipés : cirés, parapluies,  nous nous mettons en route. Nous empruntons un sentier herbeux, boueux, sous une tonnelle de branches de noisetiers. À la sortie de ce chemin, nous prenons par erreur une route à gauche. Après avoir fait plus de mille pas, nous réalisons notre erreur et rebroussons ce chemin . Pour nous consoler, nous admirons les coquelicots qui bordent la route. Bernard nous suggère de chanter. Des refrains sur la pluie sont entonnés par les marcheuses choristes. Nous progressons  quand un escargot retient l’attention de Brigitte. Ce dernier évoque des souvenirs  comme le poème de Prévert :  À l’enterrement d’une feuille morte  récité par Didier ou une chanson pour enfants : Petit escargot chantée par Rose-marie.  Alors que nous approchons de l’arrivée, Marie-Claire, glisse sur une passerelle en bois et tombe. Heureusement, elle ne s’est rien cassé. À l’issue de cette marche, nous avons un petit gris (l’escargot) et un bleu conclut  Didier.

Tandis que Guy, François et Brigitte repartent chercher les voitures,  nous nous réfugions sous le kiosque de Bellignies, dégoulinants.  Ils ne sont pas longs, nous pouvons nous rendre  au restaurant.

Nous nous attablons, impatients de profiter des spécialités du Baron ainsi que d’une bonne bière offerte par Guy qui fête la venue au monde de sa petite-fille. La bonne humeur règne comme d’habitude.

Rassasiés, nous nous quittons et nous donnons rendez-vous au 3 juillet.

Bernadette

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13 mai 2019 1 13 /05 /mai /2019 16:41

9 H 30 et quelques minutes de plus pour Didier et Martine, nous sommes prêts pour la balade de reconnaissance du parcours : Bavay - Hon Hergies. (7,063 kms)

Rue Pont Mathieu, Bernard nous livre (à 6 d'entre nous, les plus disciplinésangel) le dossier qu'il a constitué minutieusement à notre intention contenant le détail de notre marche  décrit ci-dessous.

Nous retrouvons le reste du groupe, et c'est à 13  que nous entamons gaiement au
sortir  du site
archéologique de Bavay, notre balade sous un ciel et un soleil cléments. C'est à partir du Chemin des Remparts, chacun à son plan, que nous suivons et
vérifions les routes, rues et chemins empruntés pour l'homologation de nos parcours.

Au km 0, nous empruntons le GR et prenons la direction de la gendarmerie, et passons devant les ateliers municipaux.

Au  km 0.200 nous suivons la direction de la déchetterie suite logique des quartiers périphériques de Bavay et à droite, nous nous engageons sous le pont (sous la N 49) , notre groupe de marcheurs s'allonge : les uns, vérifient la véracité du plan, d'autres commentent les alentours et d'autres encore plus rapides nous devancent à la recherche de l'étape suivante.

Au  km 2.700 environ le chemin nous amène à Taisnières S/Hon 

  • + 250 m nous empruntons le chemin qui longe l'église,
  • + 500 m puis le CD 105 pour rejoindre la chaussée Brunehaut CD 84 que nous parcourons sur 20 m

Notre groupe s'étiole, Marc, Nelly ne sont plus à l'horizon ….

Au 4ème km.... environ, nous prenons la charmante ruelle Lambinet, qui longe l'Hogneau  et le sentier balisé : "La tournée des chapelles"

Nous arrivons sur un petit pont de pierre 

enjambant le cours d'eau qui prend de l'ampleur, et nous pouvons apprécier le  murmure de sa petite cascade,  les fleurs  à la  beauté multicolore et au  parfum champêtre, ce qui amène Bernard, timidement  à déclamer quelques vers, vraisemblablement de Verhaeren, qu'il affectionne particulièrement  au gré de tables sur pied nous informant  sur la flore et la faune du chemin.

Nous ne voyons plus Nelly, mais où est-elle ?

À plus de 5 kms de marche déjà, nous nous dirigeons vers l'église de Hon pour une marche de 1.200 km

Et puis, nous retrouvons Nelly eh oui, elle a perdu le groupe et patiemment nous a attendus ; il faut dire qu'un banc lui  a tendu ses "bras".

Nous nous organisons pour rejoindre, en voiture cette fois,  le restaurant à Bellignies, connue pour son marbre, (Bellignies pas le restaurant)  pour nous ce sera  pour une dégustation de bière offerte par François pour son anniversaire, et des plats locaux qui nous régalent.

Prochain rendez-vous le mercredi 12 juin pour le circuit :

HON-HERGIES/GUSSIGNIES

 

 

 

 

 

 

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12 mai 2019 7 12 /05 /mai /2019 08:59

Nous étions nombreux à représenter AMANDICUM lors de deux manifestations mémorables à la salle Jean-Ferrat à St Amand les Eaux.

  • le 3 Mai à 19 heures six compagnons : Marc Delebarre, Patrick Delecluse, Bernard Denis, Adam Dobeck, Joseph Nurchi, Yves Spriet sous la bannière de JM Bocquet  des diocèses d'Arras, Lille et Cambrai, ont rassemblé une importante ssemblée autour de cette question :

L'ÉGLISE EN CRISE : PARLONS-EN.

autour de trois thèmes de réflexion.

Trois grandes catégories de facteurs de déviance des comportements humains sont dégagés et de très nombreux témoignages de l'assistance, de catholiques, de prêtres, de non-croyants, d'athées ont alimenté une soirée d'échanges passionnante souvent émouvante, qui s'est terminée vers 22 heures après l'intervention de G. Ringlet, prêtre belge, confronté aux cas d'euthanasie et de pédophilie dans l'exercice de son sacerdoce à Louvain, et la conclusion de JM BOCQUET. Merci Jean Marc pour cette soirée.

  • le 10 Mai dans le cadre des festivités "St Amand, Nombril du monde"

 

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28 avril 2019 7 28 /04 /avril /2019 07:55

Mercredi 24 Avril  Parcours Mecquignies-Bavay 

9 H 32, le groupe de marcheurs est presque au complet sur le parking  de la place de Valenciennes sauf Tiphaine et Bernard qui s’échauffent et ont pris la route. Nous nous mettons d’accord sur l’itinéraire. 3 km, il va falloir les faire ! Que faire des voitures ? Nous sommes des marcheurs ! Nous décidons de laisser  les voitures sur le parking  et de faire l’aller-retour : Bavay-Mecquignies à pied.

Nous nous mettons en route, passons devant les fortifications romaines et nous dirigeons vers Mecquignies. Après un rapide coup d’œil aux fortifications romaines,

nous découvrons à la sortie de Bavay, le chemin de Louvignies, le lavoir à l’entrée du Sentier des Sources , le col du long buisson (145m).

À  L’arrivée à Mecquignies, nous retrouvons Tiphaine et Bernard qui ont pris un peu d’avance. Ensemble , nous nous dirigeons vers l’église où le

repérage : Mecquignies-Bavay va pouvoir être vérifié. Quelques-uns s’attardent au cimetière jouxtant l’église.

Le vent souffle et nous entraîne sur le chemin de retour : Mecquignies-Bavay. Nous prenons la montée du Col du Buisson puis retrouvons le Sentier des Sources arboré, longeant un ruisseau qui serpente. Nous longeons des prairies  où  fleurissent des renoncules, des champs de blé dans lesquels  gazouillent des oiseaux. Nous croisons quelques promeneurs,   passons sous un vieux pont. Avant de quitter le sentier, nous entendons des vaches meugler, un coq pousser un cocorico. Nous laissons le lavoir  à la sortie du sentier et remontons la côte qui nous ramène à l’église de Louvignies. Nous approchons de Bavay. Le centre-ville est à proximité. Nous allons pouvoir nous restaurer.

Cette randonnée se termine dans la bonne humeur dans la pizzéria sur la place de Bavay. Nous  dégustons de bonnes pizzas. Le patron est sympa et nous offre pour se faire pardonner son café froid une liqueur italienne que chacun apprécie. Nous nous quittons en nous donnant rendez-vous le 13 mai pour la marche : Bavay-Hon.

Bernadette

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6 avril 2019 6 06 /04 /avril /2019 17:23

Le 3 avril 2019, nous sommes 10 participants à ce 1er rendez-vous de printemps.

Jean-Marc profite du rassemblement au pied de l’Eglise St-Achard à Mecquignies, pour présenter le village ; en effet, celui-ci compte un grand nombre d’édicules religieux, certains classés, comme la Chapelle Notre Dame de Tongres (1811), et bien sûr, l’église du 12ème siècle, dédiée à St-Achard de St-Victor, Evêque d’Avranches, né vers 1100, (qui fut le parrain d’Aliénor d’Aquitaine)…église maintes fois restaurée….et pillée…. !

2 voitures emmènent les randonneurs au lieu-dit « Carrefour de l’amusette »,

à proximité du village de Hargnies, au croisement de la Chaussée Brunehaut et de la départementale 107.

Là, c’est Bernard qui prend la parole : il a préparé pour chacun un plan détaillé du trajet prévu, ainsi qu’une carte particulièrement précise des chemins à emprunter….il a tiré les leçons des expériences antérieures afin de finaliser au mieux le parcours.

Et nous nous engageons à sa suite dans le premier tronçon : le « chemin du Planté », dans la forêt de Mormale, puis nous empruntons le GR du Pays de l’Avesnois, ensuite la route forestière « Fouquet », et poursuivons sur le sentier qui longe le ruisseau de Mecquiqnies….trajet émaillé de rires, de chants, de précisions historiques, quant aux évènements survenus dans des environs….Marc est toujours très en avant, Nelly le suit de près, ….Rose-Marie prend soin de noter chaque détail concernant le parcours….Marie-Claire prend des photos …les 5,927 km sont bientôt parcourus…la crainte de l’averse se précise, avec les quelques gouttes qui nous accueillent à l’entrée de Mecquignies…

Il est temps de retrouver les véhicules et de rallier le restaurant choisi par Marie-Claire à Bavay, ou nous retrouvons Martine et son mari pour un repas convivial ……et bienvenu.

Le rendez-vous suivant est fixé au 24 avril prochain.

 

 

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22 mars 2019 5 22 /03 /mars /2019 18:22

Mercredi 20 Mars 2019, 19 heures ,Guy Navez, président, et son bureau accueillent  les nombreux adhérents de l'association : AMANDICUM, Monsieur Eric Renaud conseiller général, Mme Thérèse François, représentant  Monsieur le Maire, des fidèles notamment nos amis Belges et  marcheurs  de Condé,  les passionnés, de la paroisse St Martin, de Paroles d'Huchbald, et les  présidents ou leurs représentants des chevaliers de la Tour et des arbalétriers, de l'Union Chorale, toujours présents à nos manifestations locales ou à l'extérieur.

 

 

 

 

 

 

 

Dans la bonne humeur

Passage obligé par le bureau installé à l'entrée de la salle paroissiale, notre siège du jour, pour parapher la liste des adhérents, préparation des votes ultérieurs, inscription et paiement de l'adhésion à l'association pour  l'année 2019. (à titre indicatif : 15 €)

La séance peut commencer, tout le monde écoute avec attention et vote à l'unanimité le rapport moral (toutes les  activités de l'année sont détaillées dans les articles de ce blog) et le rapport financier satisfaisant

 LES PROJETS :

  1. rédaction du topo guide à poursuivre
  2. réflexion type de fléchage
  3. obtenir autorisation  du Conseil déparmental
  4. préparer le 18ème  anniversaire à l'extérieur

Et les Marches saisonnières  de 6 kms environ. (pour plus amples informations et réservation restaurant : 06/20/95/39/08 (on peut manger sans marcher) wink

Ce printemps :

  • le mercredi 3 avril  HARGNIES - MECQUIGNIES

rassemblement église de Mecquignies 9h30 (lieu-dit l'amusette début forêt de Mormal) ;

Repas à la Pizzeria 24 place Charles de GAULLE BAVAY

  • le mercredi 24 avril MECQUIGNIES - BAVAY 

rassemblement prévu place de la colonne Brunehaut à Bavay 9h30

  • le lundi 13 mai  BAVAY - TASNIÈRE SUR HON

rassemblement prévu église de Tasnière sur Hon   9h30

La séance a été levée vers 20 h 30 et l'assemblée générale s'est retrouvée  autour d'une table agréable.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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10 février 2019 7 10 /02 /février /2019 15:23

La 17ème rencontre internationale des "St Amand" s'est déroulée 

le samedi 9 février 2019 dans une ambiance chaleureuse et conviviale.

L'accueil, temps de rencontre pour les sympathisants et adhérents de l'association :

Mgr Höhner, Mmes Lucas, Meurer de la paroisse de Köln-Rheinkassel  ont fait le déplacement ainsi que nos amis belges, Marc et Nelly ;  l'association est heureuse de les revoir.

 

La confrérie des chevaliers de la Tour et la Guilde des arbalétriers (photo couverture) étaient présents comme à chacune de nos journées.

 

 

LE MOT DU PRESIDENT

Guy Navez, le président
d'Amandicum  démarre cette journée prometteuse, et  remercie l'assistance  Il dresse l'activité d'Amandicum, les balades sur les chemins de saint Amand, sujets des articles précédents rédigés sur ce blog,  dans l'attente maintenant  de  l'homologation des chemins par le Conseil départemental.

Première conférence de :

Monsieur Gayot, conservateur des musées de la porte du Hainaut  entame son exposé concernant "La Scarpe, avenue des abbayes" et met en route un diaporama qu'il commente avec précision.

Documents disponibles au Musée de la Tour.

La Scarpe favorise  la construction d'abbayes sur le parcours  Arras -  Mortagne du Nord de l'an 600 au 12ème siècle, particulièrement  les Abbayes  de Marchiennes, d'Hasnon,  Monastère d'Hamage, d'Elnon mais l'activité des moines  affaiblit le pouvoir seigneurial.

Les abbés, les moines  perçoivent les impôts, dime, taille, corvée et provoquent au fil du temps une situation de conflit vis à vis   de la population qui n'hésitera pas,  à la Révolution, à  détruire beaucoup d'édifices religieux  et tout ce qu'ils  contiennent. 

Les abbayes de Vicoigne et de Château-l'Abbaye dépendaient de l'ordre des Prémontrés : ordre religieux  de chanoines réguliers dont la principale abbaye était à Prémontré près de Laon. Les Prémontrés suivent la règle de saint Augustin ; ils sont habillés en blanc et chantent l'office avec le surplis et l'aumusse.

 

PAUSE DÉJEUNER À L'INSTITUT

Notre-Dame-Des-Anges

Le Directeur Jean-Marie Chuepo nous convie ensuite  à la découverte des nouveaux vitraux de la Chapelle et des graffitis laissés par les soldats anglais de la première guerre, soignés à l'institut.

 

VISITE DE LA CHAPELLE RÉNOVÉE, abritant des  vitraux de Marie PAYEN  et un  chemin de croix,  de 14 tableaux, d'Eric Bourse artiste local , offert par la ville de St Amand les Eaux.

C'est de la Chapelle que notre notre guide du jour nous fait découvrir le nouveau vitrail, 

c'est une rosace polychrome, et nous emmène au 3ème étage du bâtiment principal  où  nous découvrons les GRAFFITIS mis à jour par M. André Louis de la Bruyère, un professeur  de

Néerlandais,  passionné par la recherche des auteurs des noms gravés sur la pierre, lors de l'installation du vitrail,  attestant la présence de militaires anglais blessés  pendant la 1ère guerre mondiale, vraisemblablement accueillis dans les combles actuels de son établissement scolaire.

 

 

 

 

 

 

La présentation très riche des recherches du professeur, en Angleterre notamment, et l'exposition des  documents dans une salle dédiée au 3ème étage de l'établissement  a retardé notre arrivée à la Salle Malraux pour la deuxième conférence de la journée.

L'exposé de M. Heuclin doyen honoraire de la faculté catholique de Lille sur : 

"Les reliques, images, représentations et enjeux de pouvoirs".

(CONFÉRENCE REPRISE INTÉGRALEMENT DANS L' ARTICLE SUIVANT)

 

Les reliques des saints de Maubeuge.

La confrérie des chevaliers de Saint-Amand avait assisté à Cousolre le 21 novembre 2015 à l’élévation des reliques de Walbert et Bertille, parents de Ste Aldegonde, fondatrice de Maubeuge et de Ste Waudru fondatrice de Mons (B), en présence de Mgr Garnier, archevêque de Cambrai.

 

 

 

Avec l’aide du centre de recherche et de restauration des musées de France et un programme de recherche des universités de Lille, Paris et Strasbourg, il a été permis de se pencher sur les reliques de Walbert, Bertille et Aldegonde. Les résultats des datations au carbone 14 montrent qu’il s’agit bien de personnes – hommes et femmes - du VIIe siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les ossements seront remis séparément dans la chasse dans l'église St Amand de Coussolre

 

FIN DES FESTIVITÉS

18 heures c'est en l'église "Notre des malades" à St Amand-les-Eaux que nous terminons cette journée, Jean-Marc Bocquet, Mgr Höhner officient à la grande joie  des paroissiens habituels  et d'un jour clôturant la 17ème rencontre internationale des Saint Amand.

C'est à la salle paroissiale que nous quittons nos amis belges et allemands après la remise d'un cadeau réalisé par notre Bernard et un rapide repas froid.

MARIE CLAIRE ET MARTINE

 

Reliques, images, pouvoirs et représentations

Par Jean Heuclin, professeur des universités

 Doyen honoraire de l’Université Catholique de Lille.

 

Les reliques : quelques points de repères.

Une excellente étude récente : Ph. George, conservateur de la cathédrale de Liège : « Reliques, se connecter à l’Au-delà », éd CNRS, Biblis, 2018. 490 p.

Le terme reliquiae en latin signifie « les restes », dépouille, ossements, cendre. Il est utilisé par Cicéron, Sénèque et Tacite. Il a été repris par la tradition chrétienne fortement marquée par la mort et la passion du Christ. Les éléments symboliques en sont le Golgotha et la croix des suppliciés mis en valeur par Constantin et sa mère Hélène au IVe siècle.

Les persécutions durant les trois premiers siècles ont amenés leur lot de martyrs, tel Polycarpe dont les cendres du corps brûlé ont été pieusement récupérées, conservées et vénérées par la communauté chrétienne. Le souvenir des martyrs, modèles de la passion du Christ, constitue la Memoria du peuple chrétien avec les martyrologes et les calendriers liturgiques dans lesquels, on conserver le souvenir de leur « Dies natalis » (naissance à la patrie céleste).

Dans le contexte d’une Église publique et institutionnalisée au IVe siècle, les reliquiae sont diffusées à travers les églises de l’Europe à partir des catacombes de Rome, de Milan et de Constantinople. Elles irriguent de la Grâce divine (la virtus) le peuple chrétien, servant de modèle, de guide et de protection aux fidèles. Ainsi se répandent les cultes du protomartyr Etienne, des Apôtres Pierre et Paul, de la vierge-Theotokos, des ss Gervais et Protais comme défenseurs de la foi trinitaire face à l’arianisme.

A partir des règnes de Clovis et de Charlemagne, l’Occident touché par une crise profonde, perdant ses repères socio-économiques, est pris d’une véritable frénésie de protecteurs et de quête de reliquiae. Les corps des saints martyrs ne suffisant plus à la demande, on admit que des parcelles du corps mais aussi des pignora (tissus ayant touché le corps d’un saint) et des brandea (objets placés près des reliques) avaient la même valeur charismatique. On suppléa également par de multiples inventiones (découvertes locales de saints fondateurs), des translatio (déplacements de reliques) mais aussi des vols (ex : st Benoit au Mont Cassin), des achats et des falsifications commerciales. L’Unité d’une Eglise qui s’élargissait à travers un réseau de diocèses et de paroisses s’effectuait à travers la memoria des reliquiae, l’unification des liturgies et l’identité d’un clergé. La mort omniprésente et le besoin d’espérance dans le salut amenèrent à une christianisation de la mort avec l’implantation des cimetières autour des églises : « les sépultures ad sanctos » qui créèrent le principe d’une communauté de prières entre les vivants et les morts mais aussi de préserver le souvenir des héros chrétiens. Des calendriers liturgiques s’établirent avec les dates anniversaires des saints, se prolongèrent avec les rouleaux des morts des communautés monastiques enfin d’instauration par Cluny de la fête des défunts, le 2 novembre.

Dans la piété populaire, les reliques s’identifièrent aussi à des talismans et à une appropriation identitaire des communautés. Les reliques participèrent ainsi aux querelles de clochers et aux rivalités entre religieux. En des temps ou le public et le privé sont mélangés, la croyance et le vécu le furent aussi conduisant à des excès et à ces scènes curieuses de fustigation des reliques par des fidèles qui n’avaient pas obtenu de résultats à leurs prières et aumônes.

Cette fièvre de reliques amena méfiance et circonspection comme le montre st Eloi envers un cadavre exhumé par des fidèles, anticipant la vérification et le contrôle de la sainteté dans le cadre de la réforme grégorienne à partir du XIe siècle. La crise iconoclaste en Orient est indirectement un autre révélateur : la vénération des reliques comme des icônes se doit de dépasser le simple objet idolâtré pour mieux rendre hommage au seul l’esprit divin. Le concile de Nicée II va autoriser les représentations comme émanation de Dieu. Il n’en demeure pas moins que les qualités surnaturelles attribuées aux reliques furent également utilisées par les pouvoirs politiques et religieux : ex. la ste ampoule de Reims, les serments féodo-vassaliques sur les reliquaires, les prestations de serment de la paix de Dieu, la couronnes d’épines ramenées par saint Louis, exposée et vénérée dans la Ste Chapelle à Paris.

Les reliques furent, tout au long du Moyen Age, une présence matérielle de l’Au-delà parmi le peuple chrétien qui exprima auprès d’elles ses doutes, ses joies et ses peurs  accompagnées de toute une littérature hagiographique. Reliques face aux envahisseurs, aux épidémies, aux puissances fiscales furent magnifiées à travers des retables et œuvres d’art diverses et remarquables

Les manipulations des pouvoirs autour de ses reliques associées à la vente d’indulgences pour gagner le paradis sans moindre effort furent dénoncées par les protestants au XVIe siècle puis par les Lumières au XVIIIe siècle. Les épisodes de la Reforme et de la Révolution Française amenèrent la destruction de nombreuses reliques dont le caractère authentique était loin d’être garanti. De nos jours, l’esprit scientifique tend à vérifier et à s’imprégner de l’historicité de ces reliques contenues dans de nombreuses églises.

Reliques et pouvoir : l’exemple de Martin de Tours (317-397)

Le culte de saint Martin est largement répandu en Occident, c’est le prototype de la nouvelle sainteté après celle du martyr rouge. Reliques et légendes diverses marquent les territoires comme autant de reliquiae.

Pour approfondir voir l’étude d’O. Guillot, Saint Martin, apôtre des Pauvres, éd Fayard, Paris 2008. 545 p.

  1.       Un converti, devenu évêque et saint malgré lui.

Le portrait officiel de Martin est connu par Sulpice-Sévère. Le personnage apparait avec la mine pitoyable, les vêtements sales et les cheveux en broussaille aux allures de prophète plus que de prince de l’Eglise. Son idéal est celui de la pauvreté évangélique inspirée par l’ascèse orientale, il incarne une militia christi engagée dans une œuvre de mission contre les cultes romains et les idoles païennes dans le contexte d’une église souterraine devenue publique et héritière des biens des temples.

Sa dévotion est tournée vers le Christ souffrant et miséricordieux, détaché des biens matériels, il agit comme médecin des corps et des âmes, canalisant les habitudes païennes vers la foi Vraie. Elu évêque de Tours, peu apprécié de ses collègues dans l’épiscopat il incarne la « Liberté et l’Amour ». il néglige et refuse tous les artifices du pouvoir dont sa charge épiscopale de fonctionnaire public est grevée : l’audiencia épiscopalis, l’évergétisme, les fastes monumentaux (Tours n’a gagné en rien). Il refuse les dons impériaux, l’intervention militaire contre les hérétiques, hostile à la peine de mort, préoccupé du rachat des captifs et de protéger les pauperes de Tours contre les exactions fiscales. Martin n’est pas homme de pouvoir ni homme du pouvoir, préconisant une stricte séparation de l’Eglise et de l’Etat. A sa mort,  il est discrètement enterré dans le cimetière public de la cité.

  1.       Mise en scène de ses reliques.

Il faut attendre près d’un siècle pour que l’un de ses successeurs Perpetuus (458-488), célèbre officiellement son dies natalis et fasse élever un monument sur le modèle byzantin au-dessus de son tombeau permettant aux pèlerins de circuler autour. C’est dans les années 480 que les épiscopats rhodaniens et tourangeaux développent l’idée que les saints locaux pouvaient figurer comme protecteur contre les incendies, les pestes, les troupes et les mauvaises récoltes pour lesquelles Mamert de Vienne a instauré les Rogations. Clovis de passage à Tours découvre l’importance religieuse du lieu et lui donne la moitié de son butin pris en Aquitaine. Après sa mort, les reines Clotilde puis Ultrogothe séjournèrent longuement à Tours faisant des dons en argent et en bijoux alors que les rois découvrent la personnalité morale de l’Eglise et que les dons en terre du fisc ne sont pas récupérables. Le clergé invoque ces biens comme ceux des pauvres et ceux qui les envahissent ou les reprennent comme des assassins des pauvres (necatores pauperum). Les reliques des saints - notamment de Martin - sont invoquées alors pour témoigner du courroux divin.

Eufrone de Tours (556-573) se lance dans une politique de constructions d’églises, dotant chacune de reliques et associant le peuple par des cérémonies grandioses à l’exaltation de Martin. Face aux menaces fiscales du pouvoir politique, la puissance des reliques de Martin devient de plus en plus redoutable. C’est avec Grégoire de Tours, membre d’une illustre famille romaine, instauré évêque en 573 que le culte martinien prend toute son ampleur. Il s’approprie et valorise les reliques du saint qu’il porte sur lui et structure l’espace autour du tombeau. Martin devient le protecteur de la dynastie mérovingienne et un grand centre de pèlerinage de toute la Gaule. Dans les Miracles de s. Martin et l’Histoire des Francs, Grégoire montre que Martin à travers ses reliques n’accorde de réponse qu’aux prêtres et laïcs qui lui sont dévoués, qui accomplissent des gestes de dévotion. Il fallait devenir l’ami ou le client du saint, manifester envers lui son obsequium fait de respect, de visites fréquentes, d’aumônes, tout ce qui était nécessaire pour s’imprégner de l’esprit de Martin en écoutant son message et en le touchant. Prières informelles adaptées aux circonstances accompagnées d’actions charitables, dons, legs aumônes. La relation qui s’établit est celle d’un client envers son patronus, d’un disciple envers le maitre dans un jeu de dons et de contre-dons correspondant aux mentalités populaires et de jeux de pouvoirs. La potestas des reliques fut ainsi intégrée dans toute une stratégie pastorale qui visait à condamner les unions incestueuses, respecter la chasteté et le jour du dimanche. Dans tous les cas les reliques étaient un contre-pouvoir qui protégeait les pauvres, les veuves, les orphelins, les infirmes et l’intégrité des biens ecclésiastiques immunistes.

Paradoxalement, Martin hostile au pouvoir et à ses représentations devint à travers ses reliques une potestas, un pouvoir à la condition qu’il fut juste, bon et miséricordieux.

 

Les reliques des saints de Maubeuge.

La confrérie des chevaliers de Saint-Amand avait assisté à Cousolre le 21 novembre 2015 à l’élévation des reliques de Walbert et Bertille, parents de Ste Aldegonde, fondatrice de Maubeuge et de Ste Waudru fondatrice de Mons (B), en présence de Mgr Garnier, archevêque de Cambrai.

 

Aldegonde, comme le révèle sa vita prima, rédigée vers 717, peu de temps après sa mort, était une fille spirituelle de Saint-Amand et eut la révélation de la mort du saint fondateur d’Elnone.

L’étude hagiographique des saints du cycle de Maubeuge a fait l’objet de nombreuses publications et de la traduction des vitae latines. Depuis 1997, à l’instigation de l’abbé Noirfalise, les reliques de Waudru avaient été inventoriées, puis ce furent celles de son mari, Vincent/Madelgaire à Soignies en 1999 donnant lieu à deux études sur les vies et sur les reliques et reliquaires sonégiens. Nicole Cartier devait en 2015 publier avec l’aide des Archives Départementales du Nord, une très belle étude de 330 pages intitulée : « Reflet d’un trésor dispersé : le trésor du chapitre de sainte-Aldegonde de Maubeuge. 1482-1693 » témoignant de la grande richesse d’œuvres d’art mosan ayant appartenus au Chapitre maubeugeois.

Avec l’aide du centre de recherche et de restauration des musées de France et un programme de recherche des universités de Lille, Paris et Strasbourg, il a été permis de se pencher sur les reliques de Walbert, Bertille et Aldegonde. Les résultats des datations au carbone 14 montrent qu’il s’agit bien de personnes – hommes et femmes - du VIIe siècle qui consommaient principalement du poisson d’eau douce, souffrant d’arthrose, ayant eu une assez grande longévité. Les deux hommes ont une taille respectivement d’1,70m et 1, 80m, les femmes aux alentours d’1,63m. Cette existence historique confirmée, la leçon spirituelle est donnée par la vie d’Aldegonde qui inspira les rédacteurs des autres vies. Les 12 visons d’Aldegonde témoignent  des doutes et des hésitations d’une vocation religieuse et trouvent leur source dans le Cantique des Cantiques, dont la lecture et le chant furent imposés dans les monastères féminins au VIIe siècle.

Dans les prochaines semaines, le Trésor de Sainte Aldegonde sera de nouveau accessible au public au sein de l’Eglise St Pierre et Paul rénovée de Maubeuge.

 

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14 janvier 2019 1 14 /01 /janvier /2019 17:12

 

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14 janvier 2019 1 14 /01 /janvier /2019 17:08

 

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